Canada: 56-year-old Montreal man faces prison for alleged HIV transmission

March 9, 2020

Published in LP on March 6, 2020 – Automatic translation via Deepl.com – For original article in French, please scroll down.

Montreal man found guilty of transmitting HIV to two victims

A 56-year-old Montreal man living with HIV is now facing prison for infecting two women with HIV during unprotected sex. Despite years of dating, A.J. has never informed his victims of his illness. This is a rare conviction in Quebec for a case of HIV transmission.

Charged with aggravated sexual assault in 2016, A.J. pleaded guilty to lesser charges last week. The Montreal man pleaded guilty to causing bodily harm to his two victims through criminal negligence between 2008 and 2015.

A nude dancer in a bar, A.J. met his first victim in June 2008. The two exchange phone numbers and have their first consensual and unprotected sex a few days later. They will continue to date until 2015.

“At no time did the accused inform [the victim that he was] infected with HIV although the subject had already been discussed,” said the statement of facts filed in court on February 27 by Crown prosecutor Amélie Rivard and defence lawyer Mike Junior Boudreau.

The victim quickly developed health problems in the fall of 2008 and then learned the terrible news.

She informed A.J. that she was HIV positive, but A.J. had a “very mild” reaction and continued to have unprotected sex.

He also refuses to accompany her to the L’Actuel clinic, where she is being treated.

“The victim] is convinced at this time that it was the accused who infected her, but it was not confirmed until January 2013 when she saw a jar of triple-drug therapy medication in the accused’s name,” the summary of facts states.

SECOND VICTIM
A.J. has a new victim in 2013, a woman who falls “madly in love” with him. For two years, they have sex, sometimes several times a day and never protected, except for their first coitus.

In 2015, the woman contacts A.J.’s first victim on Facebook for advice on how to end her “parasitic relationship”. It is at this point that she learns that the accused is HIV-positive. She immediately makes a medical appointment where she learns that she has suffered the same fate.

“I don’t have any symptoms, but I have to take medication, and I’ll have to take it for the rest of my life,” the 30-year-old told La Presse in 2016.

According to her, A.J. had known he was sick for a long time. “He had patches on his body, but he told me it was a skin problem. He never wanted to go to the doctor,” she said. The cause is due to return on June 1 of this year.

Last December, an HIV-positive man accused five years ago of aggravated sexual assault for having unprotected sex with lovers without telling them he was sick took advantage of a stay of proceedings requested by the Crown. He was accused of falsifying his medical results to deceive his victims.

The Supreme Court ruled in 2012 that a person must disclose his or her HIV-positive status before having sex if there is a “realistic possibility” that he or she will transmit HIV. However, they do not have to disclose if their viral load is low due to medical treatment and a condom is used during sex.


Un Montréalais coupable d’avoir transmis le VIH à deux victimes

Un Montréalais de 56 ans porteur du virus du sida risque maintenant la prison pour avoir transmis le VIH à deux femmes pendant des relations sexuelles non protégées. Malgré des années de fréquentation, A.J. n’a jamais informé ses victimes de sa maladie. Il s’agit d’une rare condamnation au Québec pour un cas de transmission du VIH.

Accusé d’agressions sexuelles graves en 2016, A.J. a reconnu sa culpabilité à des chefs d’accusation moindres la semaine dernière. Le Montréalais a plaidé coupable d’avoir causé des lésions corporelles à ses deux victimes par négligence criminelle entre 2008 et 2015.

Danseur nu dans un bar, A.J. rencontre sa première victime en juin 2008. Les deux échangent leurs numéros de téléphone et ont leur première relation sexuelle consentante et non protégée quelques jours plus tard. Ils continueront de se fréquenter jusqu’en 2015.

« En aucun moment l’accusé n’a informé [la victime qu’il était] infecté par le VIH bien que le sujet ait déjà été discuté », souligne le précis des faits déposé en cour, le 27 février dernier, par la procureure de la Couronne, Me Amélie Rivard, et l’avocat de la défense, Me Mike Junior Boudreau.

La victime développe rapidement des ennuis de santé à l’automne 2008 et apprend alors la terrible nouvelle.

Elle informe A.J. qu’elle est porteuse du VIH, mais celui-ci réagit « très peu » et continue quand même d’avoir des relations sexuelles non protégées.

Il refuse également d’accompagner la victime à la clinique L’Actuel, où elle est prise en charge.

« [La victime] a la conviction, à ce moment, que c’est l’accusé qui l’a infectée, mais elle n’a eu la confirmation qu’en janvier 2013 lorsqu’elle a vu un pot de médicaments de trithérapie au nom de l’accusé », indique le résumé des faits.

Second Victim

A.J. fait une nouvelle victime en 2013, une femme qui tombe « follement amoureuse » de lui. Pendant deux ans, ils ont des relations sexuelles, parfois plusieurs fois par jour et jamais protégées, sauf pour leurs premiers coïts.

En 2015, la femme communique sur Facebook avec la première victime d’A.J. pour obtenir des conseils pour mettre fin à sa « relation parasitaire ». C’est à ce moment qu’elle apprend que l’accusé est porteur du VIH. Elle prend aussitôt un rendez-vous médical où elle apprend avoir subi le même sort.

«  Je n’ai pas de symptômes, mais je dois prendre des médicaments, et je devrai en prendre toute ma vie  », avait confié la trentenaire à La Presse en 2016.

Selon elle, A.J. savait depuis longtemps qu’il était malade. «  Il avait des plaques sur le corps, mais il me disait que c’était un problème de peau. Il ne voulait jamais aller chez le médecin  », disait-elle. La cause doit revenir le 1er juin prochain.

En décembre dernier, un séropositif accusé il y a cinq ans d’agression sexuelle grave pour avoir eu des relations sexuelles non protégées avec des amants sans les avoir prévenus de sa maladie a profité d’un arrêt du processus judiciaire demandé par la Couronne. On lui reprochait d’avoir falsifié ses résultats médicaux pour tromper ses victimes.

La Cour suprême a tranché en 2012 qu’une personne doit révéler sa séropositivité avant d’avoir un rapport sexuel s’il existe une « possibilité réaliste » qu’elle transmette le VIH. Toutefois, elle n’a pas à le dévoiler si sa charge virale est faible en raison d’un traitement médical et que le condom est utilisé pendant la relation.