Canada: The justice system is evolving in Quebec when it comes to the duty to disclose one’s HIV status

June 26, 2019
Source: Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) – June 26, 2019Google translation – Scroll down for French articleObligation to disclose one’s HIV status to sexual partners? The criminal justice system is evolving.
In Canada, a person living with HIV can be convicted of sexual assault because he or she has not disclosed his or her HIV status to a sexual partner, even in the absence of transmission or when the risk of transmission is negligible (see HIV Criminalization Video). The criminalization of HIV exposure, in addition to contributing to the stigmatization of people living with HIV, undermines public health efforts to prevent HIV infection.

For several years, efforts have been made to ensure that the criminal justice system takes into account the scientific evidence regarding HIV transmission. Fortunately, these efforts have been successful and are now more fully reflected in the criminal justice system. This headline presents what applies in Quebec in terms of the obligation to disclose one’s HIV status in different contexts.

In 2012, the Supreme Court of Canada rendered two judgments on the issue of disclosure of HIV status (R. v. Mabior and R. v. D.C.). According to these decisions, anyone who knows they are infected with HIV has a legal obligation to disclose their HIV status to their sexual partners before having sex that involves a “realistic possibility of HIV transmission”.

The Court found that there is no “realistic possibility of HIV transmission” during vaginal penetration, when condoms are worn AND the HIV-positive person’s viral load is low or undetectable. A person living with HIV is therefore under no obligation to disclose his or her HIV status in this first context. In addition, the Court stated that future advances in medical science regarding HIV transmission must be taken into account in determining whether there is a “realistic possibility of transmission”.

Recent scientific evidence shows that the risk of HIV transmission associated with unprotected oral, vaginal or anal sex is negligible when the person living with HIV takes antiretroviral treatment as prescribed and their viral load, measured by consecutive laboratory tests every four to six months, remains below 200 copies per millilitre of blood (see The effect of treatment for people living with HIV on the risk of sexual transmission of infection). In these circumstances, the criterion of “realistic possibility of HIV transmission” is not met and criminal prosecution would not be warranted.

Other scientific data (see Expert consensus statement on the science of HIV in the context of criminal law) show that during oral, vaginal or anal sex adequately protected by a condom or during oral sex not protected by a condom, in the absence of elements likely to increase the risk of HIV transmission (e. g. expired or torn condom, damage to the mouth or genitals), the risk of transmission is negligible, even if the person is not taking antiretroviral treatment. It is difficult to decide on the legal obligation to disclose one’s HIV status in this third context; the presence of elements that may increase the risk of transmission will be assessed on a case-by-case basis by an expert to verify whether the criterion of “realistic possibility of transmission” is met.

All Quebec justice stakeholders affected by this case have already been informed of this recent data on the risk of HIV transmission. An update of the schedule “The legal obligation to disclose one’s HIV status to sexual partners” of the Guide québécois de dépistage des ITSS will be published shortly. The section What Health Professionals Should Do? remains unchanged.

We would like to take this opportunity to remind you of the importance of:

Supporting the person with HIV infection to notify his or her partners;
Intervene with people living with HIV who, for various reasons, cannot or do not take precautions to avoid transmission.
The public health department in your area can help you provide this support and intervention. In addition to preventing transmission and protecting the health of the population, this support and intervention could help limit the criminalization of HIV exposure.

To learn more about the criminalization of HIV exposure:

Criminalization of HIV in Canada: Key Trends and Specificities
Report of the Department of Justice Canada: Criminal Justice System Response to Non-Disclosure of HIV Status

To find out more about the steps in progress:

Report of the Standing Committee on Justice and Human Rights of the Canadian Parliament Criminalizing the non-disclosure of HIV-positive persons in Canada
Canadian Coalition to Reform HIV Criminalization
Written by:
Evelyne Fleury (DPITSS, MSSS)


Obligation de divulguer son statut sérologique à ses partenaires sexuels ? Le système de justice pénale évolue.

Au Canada, une personne vivant avec le VIH peut être déclarée coupable d’agression sexuelle parce qu’elle n’a pas divulgué sa séropositivité à un partenaire sexuel et ce, même en l’absence de transmission ou lorsque le risque de transmission est négligeable (voir la Vidéo Criminalisation du VIH). La criminalisation de l’exposition au VIH, en plus de contribuer à la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH, nuit aux efforts de la santé publique pour prévenir cette infection.

Depuis plusieurs années, des démarches visent à amener le système de justice pénale à tenir compte des données scientifiques concernant la transmission du VIH. Heureusement, ces démarches ont porté fruit et le système de justice pénale en tient dorénavant davantage compte. Cette manchette présente ce qui s’applique au Québec en termes d’obligation de divulguer son statut sérologique selon différents contextes.  

En 2012, la Cour suprême du Canada a rendu deux jugements sur la question de la divulgation du statut sérologique (les affaires R. c. Mabior et R. c. D.C.). Selon ces décisions, toute personne se sachant infectée par le VIH a l’obligation légale de divulguer sa séropositivité à ses partenaires sexuels avant d’avoir des relations sexuelles qui comportent une « possibilité réaliste de transmission du VIH ».

La Cour a établi qu’il n’y a pas de « possibilité réaliste de transmission du VIH », lors d’une pénétration vaginale, lorsqu’il y a port du condom ET que la charge virale de la personne séropositive est faible ou indétectable. Une personne vivant avec le VIH n’a donc pas d’obligation de divulguer son statut sérologique dans ce premier contexte. En outre, la Cour a précisé qu’il faut tenir compte des futures avancées de la science médicale en matière de transmission du VIH pour déterminer s’il existe une « possibilité réaliste de transmission ».

Des données scientifiques récentes démontrent que le risque de transmission du VIH associé aux relations sexuelles orales, vaginales ou anales non protégées par un condom est négligeable lorsque la personne vivant avec le VIH prend un traitement antirétroviral comme prescrit et que sa charge virale, mesurée par des analyses consécutives de laboratoire tous les quatre à six mois, se maintient à moins de 200 copies par millilitre de sang (voir L’effet du traitement des personnes vivant avec le VIH sur le risque de transmission sexuelle de l’infection). Dans ces circonstances, le critère de la « possibilité réaliste de transmission du VIH » n’est pas satisfait et des poursuites criminelles ne seraient pas justifiées.

D’autres données scientifiques (voir Expert consensus statement on the science of HIV in the context of criminal law)montrent que lors des relations orales, vaginales ou anales adéquatement protégées par un condom ou lors de relations sexuelles orales non protégées par un condom, en l’absence d’éléments susceptibles d’augmenter le risque de transmission du VIH (ex. : condom périmé ou déchiré, lésions à la bouche ou aux organes génitaux), le risque de transmission est négligeable, et ce, même si la personne ne suit pas un traitement antirétroviral. Il est difficile de statuer sur l’obligation légale de divulguer son statut sérologique dans ce troisième contexte; la présence d’éléments susceptibles d’augmenter le risque de transmission sera évaluée au cas par cas par un expert afin de vérifier si le critère de « possibilité réaliste de transmission » est satisfait.

L’ensemble des acteurs de la justice du Québec touchés par ce dossier a déjà été informé de ces récentes données sur le risque de transmission du VIH. Une mise à jour de l’annexe « L’obligation légale de divulguer son statut sérologique à ses partenaires sexuels » du Guide québécois de dépistage des ITSS sera publiée sous peu. La section Que doivent faire les professionnels de la santé? demeure inchangée.

Nous profitons de l’occasion pour rappeler l’importance de :

La direction de santé publique de votre territoire peut vous aider à offrir ce soutien et à effectuer cette intervention. En plus de prévenir la transmission et de protéger la santé de la population, ce soutien et cette intervention pourraient contribuer à limiter la criminalisation de l’exposition au VIH.

Pour en savoir plus sur la criminalisation de l’exposition au VIH :

Pour en savoir plus sur les démarches en cours :

Rédigée par : 

Evelyne Fleury (DPITSS, MSSS)