France: Man appears before criminal court for alleged HIV transmission

Prosecution

Indre-et-Loire: HIV-positive, will he be sentenced for transmitting the disease?

March 28, 2022
Source: La Nouvelle République
Translated via Deepl.com. For the original article in French, please scroll down

A man is suspected of having transmitted HIV to his partner while he was aware of his illness. On Tuesday 15 March 2022, he appeared before the criminal court in Tours. The decision will be handed down on 3 May 2022.

In front of the Tours criminal court, the former polytoxicomaniac explained that he no longer consumed products. But at the time of the facts, he admits to taking anything he could get his hands on. It was during this period that he had a relationship with a woman who had the same lifestyle as him. A life in “a parallel world”, according to the defence.

At the end of 2017, she filed a complaint and denounced several rapes, as well as the transmission of HIV by her companion. The rapes were not prosecuted. She claims that she was only made aware of this after she had taken a test, which was initially negative. The man was surprised by the result, saying “because I have it”. She says they had unprotected sex, however.

Unprotected sex

He maintains that she knew about it and that it was she who did not want to protect herself. The greying man says he has known about his HIV status since 2008. When he saw his doctor at the time, the doctor told him that if he “has sex without a condom, it’s like putting a loaded gun to his partner’s head”, the defendant transcribed. A few years earlier, the defendant had already infected one of his partners. Another one claims that they had unprotected sex.

On Tuesday 15 March, he had to answer for “administration of a harmful substance” causing “permanent disability”, based on case law. It is this last point that the defence refutes, asking for the release of his client: “What was valid in 2017 is not valid in 2022,” says the lawyer. According to her research, primary HIV infection can be treated within the first two weeks.

She regrets the absence of the victim, who did not file a civil suit. She could therefore not give any indication of her situation. She insisted on a warning from the National AIDS Council: “Both partners share the risk and its consequences. Increased penalisation would lower the rate of testing.

The transmission of the infection is, in fact, only condemnable if the carrier is aware of it. The court’s decision is under consideration and will be handed down on Tuesday 3 May 2022.


Indre-et-Loire : atteint du VIH, sera-t-il condamné pour avoir transmis la maladie ?

Un homme est soupçonné d’avoir transmis le VIH à sa partenaire alors qu’il était au courant de sa maladie. Ce mardi 15 mars 2022, il a comparu devant le tribunal correctionnel de Tours. La décision sera rendue le 3 mai 2022.

Face au tribunal correctionnel de Tours, l’ancien polytoxicomane explique ne plus consommer de produits. Mais à l’époque des faits, il admet prendre tout ce qui lui passe sous la main. C’est pendant cette période qu’il entretient une relation avec une femme, dans la même dynamique de vie que lui. Une vie dans « un monde parallèle », affirme la défense.

Fin 2017, elle porte plainte et dénonce plusieurs viols, ainsi que la transmission du VIH par son compagnon. Les viols ne seront pas poursuivis. Elle affirme n’avoir été mise au courant qu’après avoir réalisé un test, d’abord négatif. L’homme se serait étonné du résultat en affirmant « parce que moi, je l’ai ». Leurs relations sexuelles n’étaient pourtant pas protégées, assure-t-elle.

Rapports non protégés

Lui maintient qu’elle était au courant et que c’est elle qui ne souhaitait pas se protéger. L’homme, grisonnant, indique qu’il connaît sa séropositivité depuis 2008. Lorsqu’il a vu son médecin à l’époque, celui-ci lui dit que s’il « couche sans préservatif, c’est comme s’il mettait un pistolet chargé sur la tempe de sa partenaire », retranscrit le mis en cause. Quelques années plus tôt, le prévenu avait déjà infecté une de ses partenaires. Une autre affirme, de son côté, qu’ils ont eu des relations sans protection.

Ce mardi 15 mars, il devait répondre d’ « administration de substance nuisible » ayant causé une « infirmité permanente », se basant sur la jurisprudence. C’est ce dernier point que la défense réfute, demandant la relaxe de son client : « Ce qui était valable en 2017 ne l’est pas en 2022 », affirme l’avocate. D’après ses recherches, la primo-infection au VIH peut être traitée dans les deux premières semaines.

Elle regrette l’absence de la victime, qui ne s’est pas constituée partie civile. Elle ne peut ainsi pas donner d’indication sur sa situation. Elle insiste sur une alerte du Conseil national du sida : « Les deux partenaires partagent le risque et leurs conséquences. Une pénalisation accrue baisserait le taux de dépistage. »

La transmission de l’infection n’est, en effet, condamnable que si le porteur en est conscient. La décision du tribunal est mise en délibéré et sera rendue mardi 3 mai 2022.