France: 56-year-old in court for alleged HIV transmission

April 5, 2019

Source: L’Est Republicain, April 5, 2019

Google translation. For French article please scroll down.

Accused of transmitting AIDS to a partner: two years required

A 56-year-old Doubien was appearing in the Montbéliard Criminal Court this Thursday for the administration of a harmful substance followed by mutilation or permanent disability. One resident filed a complaint in 2012 after finding out she was HIV positive.

Everything has changed irreversibly. There is a remaining feeling of being dirty, shamed, suffering, degraded. “An abyss has opened. Now, her life is death, “continues Christelle Bonnot, representative of the plaintiff, in a pleading that captured the audience with emotion, dread, sadness.

The depicted woman remains silent. Hair combed in a bun, staring, she expects the court to condemn the man – her first love – who knowingly transmitted HIV in 2005.

“You were aware of what? “
The defendant, 56, contests: “No, we met in early 2004 and we had sex. The former drug addict, now an average guy, swears he only discovered his HIV status in July of that year. “Even so, what were you aware of? You were taking drugs, you recognized that you shared needles. There was a risk. You learnt that you carried the virus and at no time did you inform the lady “asserts the president Cécile Rouvière.

The medical file of the defendant contradicts his allegations. He had confided to doctors, as early as 2011, that he had been HIV positive since 1990. “I never said that. I have never had any tests because I felt healthy. I could have talked to the lady but I was devastated, sick, I had lost my wife a few months earlier. I am sorry. ”

The complainant, whose illness was diagnosed in 2010 (N.D.L.R.: AIDS had already developed), remains stuck on her position. “It was 2005. I got back in touch. I went once to his house. We spoke. He gave me two records from the “Enfoirés”. And then he raped me. The defendant turns his head from right to left. “No, she agreed (Editor’s note: no prosecution has been initiated). ”

“It’s showing little humanity”
For Nathalie Rey-Demaneuf, of the defense, the facts are time-barred (after three years at the time) because the complaint was not filed until 2012. This is not the opinion of the Deputy Prosecutor who recalls the case-law on occult offences (which cannot be known to either the victim or the judicial authority). Swen Morelle is asking for two years in prison: “You have, among other things, medical reports […] He knew he was a carrier of hepatitis C andHIV and that care should be immediate. However, he did not inform his partner. It is showing little humanity. ”

Defense counsel is asking for the law to apply even though the situation in Dubai is unfair: “The only medical documents that provide proof of the virus go back to 2004. As for the medical certificates, the doctors wrote what they were told their patients. Mister is convinced that a department head confused him with another patient. ”

The defence lawyer is asking for the law to apply even if the situation of the Doubian woman is unfair: “The only medical documents that provide proof of the virus date back to 2004. As for medical certificates, doctors wrote what they were told by the patient. The gentleman is convinced that a head of department confused him with another patient. »

The court reserved judgement until11 avril.


Accusé d’avoir transmis le sida à une amie : deux ans requis

Un Doubien de 56 ans comparaissait ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Montbéliard pour administration de substance nuisible suivie de mutilation ou d’infirmité permanente. Une habitante avait déposé plainte en 2012 après avoir découvert qu’elle était porteuse du VIH.

Tout a basculé d’une façon irréversible. Restent le sentiment d’être salie, la honte, la souffrance, la déchéance. « Un abîme s’est ouvert. Désormais, sa vie, c’est la mort », poursuit Christelle Bonnot, représentante de la partie civile, dans une plaidoirie qui saisit l’auditoire d’émotion, d’effroi, de tristesse.

La femme dépeinte reste silencieuse. Cheveux coiffés en chignon, regard fixe, elle attend du tribunal la condamnation de l’homme – son premier amour – qui lui aurait sciemment transmis le VIH en 2005.

 

« Vous étiez conscient de quoi ? »

Le prévenu, 56 ans, conteste : « Non, on s’est retrouvé début 2004 et on a eu une relation sexuelle. »L’ancien toxicomane, aujourd’hui Monsieur Tout-le-Monde, jure n’avoir découvert sa séropositivité qu’au mois de juillet cette année-là. « Quand bien même, vous êtes conscient de quoi ? Vous vous étiez drogué, vous reconnaissiez que vous échangiez les seringues. Il y avait un risque. Vous apprenez que vous êtes porteur du virus et à aucun moment, ensuite, vous n’en avez informé Madame ! », assène la présidente Cécile Rouvière.

Le dossier médical du prévenu contredit ses allégations. Il avait confié à des médecins, dès 2011, être séropositif depuis 1990. « Je n’ai jamais dit ça. Je n’ai jamais passé de tests car je me sentais en bonne santé. J’aurais pu en parler à Madame mais j’étais dévasté, malade, j’avais perdu mon épouse quelques mois auparavant. Je suis désolé. »

La plaignante dont la maladie a été diagnostiquée en 2010 (N.D.L.R. : le sida s’était déjà développé), reste campée sur ses positions. « C’était en 2005. J’avais repris contact. Je suis allée une fois chez lui. On a discuté. Il m’a donné deux disques des Enfoirés. Et puis il m’a violée. » Le prévenu tourne la tête de droite à gauche. « Non, elle était d’accord (N.D.L.R. : aucune poursuite n’a été engagée). »

“C’est faire preuve de peu d’humanité”

Pour Nathalie Rey-Demaneuf, à la défense, les faits sont prescrits (au bout de trois ans à l’époque) car la plainte n’a été déposée qu’en 2012. Ce n’est pas l’avis du vice-procureur qui rappelle la jurisprudence en matière d’infraction occulte (qui ne peut être connue ni de la victime, ni de l’autorité judiciaire). Swen Morelle requiert deux ans de prison : « Vous avez, entre autres, les rapports médicaux […] Il savait qu’il était porteur de l’hépatite C, du VIH et que la prise en charge devait être immédiate. Or, il n’en a pas informé sa partenaire. C’est faire preuve de peu d’humanité. »

L’avocate de la défense demande que le droit s’applique même si la situation de la Doubienne est injuste : « Les seuls documents médicaux qui apportent la preuve du virus remontent en 2004. Quant aux certificats médicaux, les médecins rédigeaient ce que leur disaient leurs patients. Monsieur est persuadé qu’un chef de service l’a confondu avec un autre patient. »

L’affaire a été mise en délibéré. Jugement le 11 avril.