
The CNLS warns of an offence that is difficult to substantiate
In the case known as the ‘alleged homosexuals’ case, the classification of deliberate transmission of HIV/AIDS is the subject of heated debate. However, according to a note from the National Council for the Fight against AIDS (CNLS), this offence remains one of the most complex to prove in law.
The offence of ‘deliberate transmission of HIV/AIDS’ introduces a demanding scientific dimension to the case of the ‘alleged homosexuals’. They are being prosecuted for ‘unnatural acts, criminal association, money laundering and drug trafficking’. According to the National Council for the Fight against AIDS (CNLS), the justice system must rely on precise, consistent and solidly established evidence. In a note, the entity headed by Dr Safiatou Thiam states that ‘proof of voluntary transmission of HIV is difficult’. The CNLS notes that it ‘is a particularly complex process, involving legal, scientific and medico-legal aspects’.
The 2010 Senegalese law on HIV provides for penalties against any person who, knowing that they are HIV-positive, deliberately exposes others to the risk of infection.
However, ‘the establishment of this offence is based on the cumulative evidence of several factors,’ the note specifies. The first essential element is knowledge of one’s HIV status. “It must be proven that the accused knew they were HIV-positive at the time of the offence.
Without this prior knowledge, intent or gross negligence cannot be established,” emphasises the CNLS. The second requirement is proof of risky behaviour. Thus, the analysis is not limited to the statements of the parties. ‘The risk assessment also takes into account the therapeutic situation (ARV treatment, undetectable viral load or not),’ states the text. This clarification is important because a person undergoing effective treatment, with an undetectable viral load, ‘does not transmit HIV through sexual contact (U=U: undetectable = untransmittable)’.
From a scientific point of view, proving the causal link is just as delicate. “It is not enough for two people to be living with HIV. It must be demonstrated that the transmission did indeed come from the person being prosecuted,” adds the CNLS. Moreover, the body maintains that phylogenicetic analyses have their limitations: ‘However, even in cases of high genetic proximity, this analysis alone does not prove direct transmission or the exact chronology of events.’ Finally, the element of intent remains central. ‘To qualify as deliberate transmission in the criminal sense, it must be proven that there was either a deliberate intention to transmit the virus or an awareness of the risk associated with accepting it,’ explains the CNLS.
Dans l’affaire dite des « présumés homosexuels », la qualification de transmission volontaire du Vih/Sida suscite de vifs débats. Pourtant, selon une note du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), cette infraction demeure l’une des plus complexes à prouver en droit.
L’infraction « transmission volontaire du Vih/Sida » introduit une dimension scientifique exigeante dans l’affaire des « présumés homosexuels ». Ils sont poursuivis pour « actes contre nature, association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et trafic de drogue ». Selon le Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), la justice devra s’appuyer sur des preuves précises, concordantes et solidement établies. Dans une note, l’entité dirigée par le Dr Safiatou Thiam renseigne que la « preuve de la transmission volontaire du Vih est difficile ». Le Cnls relève, en effet, qu’elle « constitue une démarche particulièrement complexe, à la fois juridique, scientifique et médico-légale ». La loi sénégalaise de 2010 relative au
Vih prévoit des sanctions contre toute personne qui, en connaissance de sa séropositivité, expose délibérément autrui à un risque de contamination. Mais, « l’établissement de cette infraction repose sur la réunion cumulative de plusieurs éléments probants », précise la note. Le premier élément indispensable est la connaissance du statut sérologique. « Il doit être démontré que la personne mise en cause savait qu’elle était séropositive au moment des faits. Sans cette connaissance préalable, l’intention ou la faute caractérisée ne peut être retenue », souligne le Cnls. Deuxième exigence : la preuve d’un comportement à risque. Ainsi, l’analyse ne se limite pas aux déclarations des parties. « L’évaluation du risque tient aussi compte de la situation thérapeutique (prise d’Arv, charge virale indétectable ou non) », énonce le texte. Cette précision est majeure, car une personne sous traitement efficace, avec une charge virale indétectable, « ne transmet pas le Vih par voie sexuelle (i = i : indétectable = intransmissible) ».
Sur le plan scientifique, la démonstration du lien de causalité est tout aussi délicate. « Il ne suffit pas que deux personnes vivent avec le Vih. Il faut démontrer que la transmission provient bien de la personne poursuivie », ajoute le Cnls. D’ailleurs, soutient l’organe, les analyses phylogénétiques ont leurs limites : « Toutefois, même en cas de forte proximité génétique, cette analyse ne prouve pas à elle seule la transmission directe ni la chronologie exacte des faits ». Enfin, l’élément intentionnel reste central. « Pour qualifier la transmission volontaire au sens pénal, il faut prouver soit la volonté délibérée de transmettre le virus, soit la conscience du risque associée à son acceptation », explique le Cnls.







